De Vivaldi à Cézanne: Le printemps

Concert à 18h et 20h le 22 mars 2022

Antonio Vivaldi – Les 4 Saisons – « Hiver-Printemps »

Vivaldi a publié ses Quatre Saisons avec quatre sonnets de sa main qui forment le scénario des œuvres. C’est une véritable musique à programme sans qu’on sache si Vivaldi a écrit les mots avant ou après. Impossible de n’être pas saisi par les paysages gelés, balayés par le vent au début de l’hiver ou l’aboiement du chien joué sur la corde grave de l’alto dans le mouvement lent du Printemps.
On ignore en quelle année exactement Antonio Vivaldi a composé ses Quatre Saisons. On suppose autour de 1716. On sait que les Quatre Saisons étaient déjà connues avant leur publication et qu’elles étaient très appréciées par des monarques d’Europe dont Louis XV qui en réclamait l’audition à toute occasion. Dès 1728, le Concert Spirituel les inscrit à son répertoire. Vivaldi les jouait lui-même au violon et pouvait compter sur l’excellence des musiciennes de l’Ospedale della Pieta où il enseignait à Venise pour l’accompagner.
Après la mort de Vivaldi, son œuvre s’est éteinte. Jusqu’au milieu du XXe siècle, elle n’est connue que de quelques érudits. En 1913, le musicologue Marc Pincherle choisit de lui consacrer sa thèse de doctorat. C’est le début d’une redécouverte progressive qui mènera Vivaldi au cours du XXe siècle au rang des plus grandes « stars » des compositeurs de musique classique…

Anton Dvorak – Quatuor Américain

« Imagine, après huit mois en Amérique, j’ai entendu à nouveau le chant des oiseaux ! Et ici les oiseaux sont différents des nôtres, ils ont des couleurs plus vives, et ils chantent différemment. » Écrit Antonin Dvořák à un ami.
Spillville est une petite ville de l’Iowa. Dans cette localité, Dvořák compose du 8 au 23 juin 1893 le quatuor à cordes en Fa majeur qui deviendra son plus célèbre opus de musique de chambre. À des milliers de kilomètres de sa patrie, cette partition, comme la Symphonie du Nouveau Monde composée quelques semaines plus tôt, demeurent les seuls liens qui le rattachent à sa Bohême natale. En effet, l’année précédente, Dvořák était arrivé à New York où il avait accepté de prendre la direction du nouveau conservatoire national de musique.
Les fortes impressions laissées par la nature lui inspirèrent ce quatuor à cordes peu conventionnel dans la tradition de la «Pastorale» de Beethoven – jusqu’à l’imitation des chants d’oiseaux. Dès les premières exécutions on considéra que certaines particularités rythmiques et mélodiques étaient dues aux influences de la musique folklorique des indiens et des afro-américains, ce qui fit valoir à l’œuvre, vite devenue populaire, son surnom de «Quatuor américain».


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